Aprés les subprimes, que sera leur(re) futur « BARACK » ?

Posté par ~Améthyste pro qui était d'humeur Passionné

 

Pardonner si je reste circonspect aux nouvelles perspectives qui se dessinent depuis peu au sein de nos sociétés. J’ai peur du retard déjà pris, des décisions quelques peu ineptes aux différentes situations de notre monde d’aujourd’hui. Cependant optimiste par nature, je crois à une saine évolution humaniste, libérale dans son sens originel ; mais il faudra accepter de mini crises (ethnies, religions, valeurs), de débattre et oser prendre de courageuses décisions, notamment dans l’institutionnel. Aussi ne vous attendez pas à une grande guerre, la troisième mondiale, comme je l’entends parfois par ceux qui voudraient nous faire peur. Ce principe de changement est révolu, notre monde est plus sensé que jamais, il évolue, que vous le vouliez ou non. La révolution globale « d’internet pour tous » sera la base de ces futurs changements, les piliers dépendront du vecteur temps, échelle d’adaptation connu, car dépendant de la maturité d’une nouvelle génération de jeunes de tous pays, sans complexes, nés pour le futur à construire, sans se préoccuper des valeurs uniquement du passé, c’est une grande révolution de la communication, un changement d’ère pour une « Net (te) attitude ». A ce propos OBAMA l’avait bien assimilé depuis les primaires : réaliser une dynamique d’adhésion par une « cybercampagne ». Il y a continuité dans les actes puisqu’une de ses premières décisions depuis son élection, concerne le net pour tous. Cela va dans le bon sens, reste d’en déterminer les moyens afin d’y accéder.
 


Je suis perplexe, quelque peu chagrin de part les récentes élections américaines, bien que le succès de Mc CAIN ne m’aurait pas donné satisfaction pour autant, je soutenais plutôt Ron PAUL et plus dernièrement Bob BARR. Il faut se réjouir de la participation exceptionnelle de l’ordre de 66%. Espérons ne pas analyser cette consultation comme un vote raciste (44% blancs – 90% noirs ont voté pour OBAMA). Si OBAMA a gagné c’est aussi en réussissant à rallier le vote « blanc classe moyenne », qui plus est conservatrice, mais modérée. Cette victoire s’est construite sur deux priorités : Etablir une couverture sociale pour tous ; Remettre l’économie sur de meilleur rail (mais lequel ?), nonobstant ce que son rival présentait : l’allègement de l’imposition, la fin de guerre en Irak ; de par ces faits B. OBAMA ne devait pas présenter un risque pour un citoyen américain, et son« American Dream ». Le résultat est là, net.

Barack Hussain OBAMA sera bientôt investi du bureau ovale le 20 janvier 2009. Devons nous féliciter les états-uniens d’avoir élu un citoyen du peuple, issu jadis de minorités ethniques (quoique métis) des moins représentatives, pour ne pas dire ghettoïsées, voire exclues ? Un « noir » à la « Barack de la Maison –Blanche » ce n’est pas commun, et sur ce point je trouve cela très bien. A ce titre l’élection d’OBAMA ne serait-elle pas aussi un grand succès du libéralisme « Grand angle » ? Au moins gardons ce point positif. Il y a quarante ans encore où sévissait le « kkk » jamais nous ne l’aurions imaginé, même il y a cinquante ans quand la population noire n’avait qu’un droit théorique à voter. Mais l’Amérique c’est aussi cela, quand bien même nous voyons les États-Unis avec leurs 641 maires noirs, leurs quatre gouverneurs, leurs deux secrétaires d’État et leurs 42 Noirs députés à la Chambre des représentants, nous autres en France, nous nous gargarisons depuis peu d’avoir engagé à la télévision un présentateur métissé ainsi que tout dernièrement d’avoir nommé un préfet, et, avec une seule députée noire élue en métropole (Guyanaise) qui siège à l’Assemblée nationale, trois ministres issues de l’immigration et quelques sénateurs représentant les minorités, bravo à notre super puissance colonisatrice d’antan, que de belles intégrations réussies. En effet cette victoire SHOW de Barack OBAMA à la présidentielle américaine amène la France à se questionner sur la représentation de la diversité dans sa propre classe politique, où élus comme responsables de partis, de syndicats sont pratiquement dans leur totalité blancs. Le slogan de Barack OBAMA « Oui, nous le pouvons » paraît ironique pour certains Français issus des minorités et qui aspirent aux postes de responsabilités.
Dans cette victoire, dont les médias se sont polarisés sur la couleur de peau d’un homme plus que sur son programme, voire son parcours, il y a quelque chose de pitoyable et de pathétique chez tous ces peuples en désarroi. En Amérique, elle reflète l’essence même de la politique « petit bras », de part ses mythes, ses pulsions et passions, sa symbolique, un show affligeant et d’une grande naïveté de discernement de l’économie…pour ne pas dire d’immaturité, d’un manque d’instruction. Remercions le grand soutien d’une presse « ploutocratique ».

Les américains adorent et respectent ce « culte » de la réussite par le mérite. L’atlantiste Nicolas Sarkozy en avait fait plus ou moins l’écho lors de sa campagne. Nos mentalités sont bien différentes. En Amérique du Nord (les anglo-saxons en général) il y a un adage qui veut que « partir de rien et atteindre des sommets, vous incarnerez la réussite ». En France, notre ex ministre de l’exception culturelle J. LANG nous a ressorti son couplet « De l’ombre à la Lumière », Quel poète ! Enfin le rêve américain, celui-là même qui explique que tant d’immigrants cherchent à entreprendre, travailler au sein de cette confédération d’Etats, pour les Etats-Unis d’Amérique.

B.H.OBAMA est élu (à une large majorité, avec 338 grands électeurs contre 156 pour Mc CAIN.) Serait-il un rédempteur à la pensée magique ou plutôt le reflet de la pensée perdue ? C’est une prodigieuse maestria de sa campagne, avec une excellente stratégie marketing (Com., Médias, finances…), l’aide élective de gros syndicats comme l’UAW , (United Auto Workers) auront été des atouts de tout premier ordre. Certes le programme n’existe pas, mais donnons lui du crédit et respectons le résultat. Cependant constatons que de cette surmédiatisation, les journalistes, de part le monde, nous auront laissé pour une fois dans le flou d’un passé volontairement occulté, comme d’une vingtaine d’année de serments dominicaux du très distingué révérend WRIGHT sur le racisme (contre les blancs) et le marxisme. Objectivement rappelons qu’il a fait ses classes auprès de personnes comme l’activiste radical Saul ALINSKY ou dans des groupuscules tel le Nation of Islam de FARRAKHAN.
L’avenir nous précisera quel chemin prendra le 44ème président des USA, un président sans aucun doute le plus socialiste de l’histoire américaine. Déjà en France, Ségolène ROYAL s’en est attribuée son image, pour l’heure cela lui réussira peut-être s’il y a le « sacre de Reims ». Du temps de Lionel JOSPIN, celui-ci se voulait et saluait la politique britannique du travailliste Tony BLAIR, sans la pratiquer pour autant. Il est vrai que ce président du « Labor Party » avait eu l’intelligence de poursuivre la politique établie par son prédécesseur, (enfin sa) : Margareth THATCHER, tout en l’améliorant.
De l’autre Mc CAIN, battu par les lobbies militaro-industriels, par des capitaux faramineux (470 millions de dollars, soit 4 fois plus qu’en 2004, et plus du double de celle des républicains) provenant notamment de gauchistes hollywoodiens. Il est vrai, comparé à une non campagne, les moyens financiers étant ce qu’ils étaient il fallait bien se douter de cette défaite. Assurément, aussi l’image républicaine depuis quelques huit années fut gravement ternie par l’équipe de G.W.BUSCH. L’éthique républicaine fut fortement altérée par une radicalisation pour ne pas dire une liquidation petit à petit du « Reaganisme » une forme de « (dé)Réaganisation organisée », belle forfaiture. Il va être difficile pour les républicains modérés de s’en relever, sinon de se rapprocher des libertariens, au moins dans l’approche économique. Dans cette affaire les républicains conservateurs, auraient-ils fait gagner le camp démocrate dans la plupart des états ? La question reste posée. Certes cette élection a sanctionné pour l’essentiel la faillite économique et sans nul doute, dans une moindre mesure, la politique irakienne des républicains.
J. GARELLO de l’ALEPS (édito du 6 nov.), en précise mon fond de pensée :
« Pour les authentiques intellectuels libéraux (au sens français du terme) Bush a prolongé une évolution qui a peu à peu écarté le Parti Républicain (GOP) de ses références éthiques. Bush et son administration ont pris leurs distances avec le reaganisme. Reagan n’apportait pas seulement une politique économique, appelée « reaganomics » (baisse des impôts, concurrence, déréglementation, réduction du centralisme fédéral) qui a valu trente ans de croissance inégalée aux Etats-Unis. Il apportait aussi le « néo-conservatisme » : travail, réussite, entreprise, famille, solidarité volontaire, etc. Comme l’explique John Baden, Bush et son entourage ont commencé par se passer de tous les conseils, de tous les intellectuels qui avaient amené Reagan au pouvoir. Les principaux think tanks (Heritage, Cato, Atlas, Manhattan, Pacific, American Enterprise, Economic Education, etc.) n’ont plus été écoutés : quand on détient le pouvoir pourquoi s’embarrasser de dogmes ? Au sein du Parti Républicain, de nouvelles équipes sont apparues, puissamment liées aux milieux d’affaires. Dès lors, au sein du Parti, les convictions morales ont disparu pour considérer les seules positions sociales. Le Parti est devenu symbole de classe richissime, étalant sa richesse et son mépris pour tout le reste. Mais le Parti n’avait plus de doctrine pour le guider, plus de message à faire passer. Ainsi, ce n’est pas MacCain qui a été sanctionné, mais bien le Parti Républicain, qui n’est plus le parti de Reagan et de l’éthique de la liberté, mais le parti de Bush et des brasseurs de millions. Cette leçon pourrait être méditée avec profit en France. Les partis de droite ont renoncé depuis vingt ans à toute doctrine, ils ont choisi le « pragmatisme » : le succès et le pouvoir sont les vraies lois. Ils ont été élus sur une étiquette naguère payante, celle du libéralisme, mais ils n’ont fait que du socialisme. Pragmatisme et socialisme sont les deux mamelles de la France. Il serait temps d’en revenir aux fondamentaux de la démocratie libérale. »
Il y a quelques éléments à méditer. Alors les américains, fan de « l’OBAMANIA attitude », ne nous rejoindraient-ils pas dans notre « franchouillard » socialisme ? N’y aurait-il pas une passerelle des plus glissante entre Washington/Chicago et Paris ? Aussi quoi penser déjà de la surprenante nomination de Rahm EMANUEL comme « Chief of staff » pour la Maison-Blanche, lui anciennement au Board de Fannie MAE (sté demandant à l’Etat 28M$, lu le 14 nov.) ? Peut-être nommera-t-il Claude RAINE, ou mieux encore : Jamie GORELICK ? Déjà entouré de PELOSI et REIDI, il faudra que les américains à terme s’accroche pour conserver autant la Liberté que la Paix, nonobstant une économie que centralisera prochainement « l’ETATBAMA ». Bonjour le marché libre, la libre concurrence. Nous pourrions rêver qu’il prenne Ron Paul « le visionnaire », actuellement très sollicité par les grands médias « démocrate »comme CNN, ou encore le libéral Bob BARR.

Il faut savoir que cela fait déjà deux années que les « Démocrates » sont largement représentés au congrès, comme au sénat. Ils auront par idéologie commandité cette crise, visée par CLINTON et perpétuée par des démocrates corrompus siégeant au parlement, et cela malgré les efforts du GOP et ce, à plusieurs reprises, même BUSH s’en est opposé, sans succès. Le peuple américain a voté et largement pour le meilleur candidat qu’il supposait être, il n’en connaît pas le programme, car il n’y en n’a pas pour l’heure, le candidat lui-même n’aura jamais prononcé dans ses discours les termes comme changer ou changement. Après tout, il n’avait que l’image d’un jeune et dynamique citoyen américain à faire passer, qui plus est « noir » de par les médias cela pour l’histoire, le fun. La politique de G.W.BUSH avait fait depuis longtemps basculer ce scrutins, que dis-je, ces scrutins. Aujourd’hui certains corrompus sont réélus, et de nouveaux élus abondent les bancs démocrates. L’histoire retiendra que la politique de la famille BUSH père comme fils, n’aura pas été l’idéal pour cette grande puissance que pouvait être les USA comme pour les Etats du monde entier.

Avec OBAMA, serait-ce la fin de la prospérité ? Non je ne le pense pas, enfin je ne le souhaite pas d’où ma perplexité, mais ce ne sera plus comme au siècle dernier, il faudra passer cette période de transition afin de s’ouvrir le plus rapidement possible sur cette nouvelle ère. Sans même son P44 (OBAMA) l’Amérique s’en sortira, elle a déjà compris avec la révolution internet pour tous, cette nouvelle économie de l’intelligence et du savoir, alliée et facilitée par cette nouvelle génération, libérée de tabous avec de nouvelles valeurs, liées à la globalisation. Cette évolution incessante occasionnera un choc de culture. Outre-Atlantique on nous appelle les pays de « la vieille Europe », alors que dire de la France avec ses exceptions culturelles !! L’Amérique restera un porte-voix, une forte puissance, même s’il faut s’attendre à un rééquilibrage des nations, notamment du côté de l’Orient et ses pays émergents, comme l’Inde, plus avancé en « démocratie libérale » que ses voisins communistes. L’effet de la mondialisation nivellera les influences des Etats entre eux, de fait peut-être qu’un jour remercierons nous le libéralisme dans sa philosophie, dans toute sa globalité. Par ailleurs il n’y a qu’à voir la bourse actuellement : Wall Street et le Nasdaq, comparée à toutes les autres. Les pays dits « émergents » Chine, Inde, Brésil…leurs bourses respectives ont littéralement plongé, ce qui va permettre à terme aux USA de mieux maitriser ces mercantiles mais endettés pays émergents, et ainsi mieux exister. Aussi ceux qui pensaient être les nouveaux rois du pétrole (Chavez au Vénézuéla, Poutine en Russie…), pour l’heure l’or noir s’est infléchi nettement, a tel point que l’OPEP s’en trouve préoccupé, voire se demander s’il est utile. Mais à l’international, il faudra se montrer et faire preuve de beaucoup d’humilité, ces pays émergents sont assoiffés de pouvoir, puissance, tout du moins ils recherchent l’influence qu’ils n’ont pas depuis de nombreux siècles.
Pendant que l’Amérique reprend son souffle, nous autres Européens sommes désunis politiquement, linguistiquement….La crise « de confiance est là », pour un temps. Mais tous sans exception, même les plus farouches opposants anti-américains, anti-capitalistes (ceux qui n’aiment pas l’argent, mais qui en veulent toujours plus), attendront que les USA remontent vite une nouvelle voie, et qu’ils placent au mieux leurs motrices, afin que nous puissions accrocher si possible nos vieux wagons en attendant mieux. Le couac qui pourrait contrarier l’Amérique, mais plus particulièrement les autres pays, la France n’étant pas exclue loin de là, serait que P44 joue à l’interventionnisme et cela semblerait être le cas : Intervention massive de l’Etat dans les domaines que sont la santé (l’exemple français étant cité, (blague : nommera-t-il M. MOORE ?), l’éducation ainsi que l’économie. Dans ces cas, nous risquons nous autres de perdre beaucoup de temps.
Bonjour la Liberté !!

Je sais que l’on approche de Noël….Attention il y a certains cadeaux qui ne sont plus bon à ouvrir (Keynes et le New Deal). Laissons lui l’espoir, le crédit de nous obtenir des cadeaux d’idées bien neuves dans l’intérêt de tout le monde, mais que nos états-uniens et européens n’y voient pas trop l’homme, comme la providence, le messie, car la réalité du pouvoir est tout autre. Aussi plus grande est l’attente plus grande est la déception ! Espérons qu’il ne soit pas l’Homme du Déclin !

 Enfin l’essentiel dans l’économie comme du reste dans beaucoup de choses, c’est la CONFIANCE, alors envisageons-la alliée à la Baracka.

Enfin le futur Président des Etats-Unis lors d’une récente conférence de presse a annoncé, qu’il ne fallait pas s’inquiéter, d’où un premier slogan :

« Pas plus d’Etat – Pas moins d’Etat »

Que j’eusse aimé qu’il dise : Pas plus d’Etat ; mais plus de Liberté pour moins d’Etat.

Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste !
Bien librement Tous

Alain Genestine


Interactive Danse: Le Cube

Posté par ~Améthyste pro qui était d'humeur Passionné

 


j'ai la vague à l'âme

Posté par ~Améthyste pro qui était d'humeur Passionné

 

Pas vous?


 

Parlons vrai et sans détours, est une nouvelle série d’articles sur la vie de tous les jours, de tous les faits  de la vie, et cela sans aucune prétention. Etre libéral, humaniste, c’est aussi avant toute chose aller sur le terrain, voir, recueillir, analyser, proposer, se concerter puis décider. Un long chemin que dis-je un périple, mais d’une importance fondamentale, essentielle à la prospective sociale économique.
Le premier de ses articles :
Sommes nous tous égaux à la suite d’une perte d’emploi ?
Globalement la plupart des personnes interrogées vont vous répondre « vous savez quand vous perdez votre boulot, c’est tout qui pète, vous vous retrouvez SDF… et chercher un job c’est la croix et la bannière». Soit, cela peut être vrai mais pas pour tous, fort heureusement d’ailleurs. Cependant, il faudra hélas constater que de cet état de fait, le statut d’un salarié plutôt grande entreprise et celui d’un indépendant, artisan… auront une finalité bien différente. Rappel important, ce qui suit ne concerne en rien les licenciements abusifs au sein de société indépendante, petite de surcroît, sans syndicat, ainsi que les licenciements pour faute grave, il va de soi.
Remarque à considérer, les luttes des uns ont pu acquérir des droits, pour les autres ? Indépendants même avec des syndicats (non représentatifs) ils n’ont eu rien, suite à l’isolement de leur fonction. Aussi, ont-ils été liés à notre système sociétal du XIX/XXème : l’Ere industrielle, Fordisme et Taylorisme pour son organisation, son économie et le collectivisme de l’époque : socialisme, égalitarisme.
Etre salarié dans le secteur privé (voire nationalisé/privé ; abstraction faite du statut de fonctionnaire qui a ou avait « la sécurité de l’emploi ».), et perdre son travail,  n’est pas socialement et économiquement une situation de confort. Parlons ici de licenciement «  économique ». Au sein des moyennes et grandes entreprises, il est bien rare dans la plupart des cas qu’il soit soudain. Très souvent et bien avant la décision de la direction d’entrevoir cette rupture de contrat, il y a des possibilités de mutation au sein d’une filiale du groupe, de reconversion, la plupart du temps via une formation adéquate, et selon le besoin de l’entreprise. Cependant bon nombre de salarié n’accepte pas l’idée de changement (excepté les départs en retraite anticipé). Elle pourrait être pourtant un moyen d’évoluer, mais il ne le voit pas comme cela. L’habitude de posséder un même emploi à vie au sein d’une même entreprise est ancrée pour cette génération pré soixante-huitard, voire au-delà.
En conséquence de quoi l’entreprise par l’intermédiaire de sa direction du personnel (DRH), « préserve » quelque peu le salarié en l’installant sur un poste, soit délicat avec une charge de travail administratif, soit sur ce que l’on appelle « une voie de garage »correspondant à rien. Cela a finalement un coût pour l’entreprise, car son investissement humain de départ ne sera au final guère rentable, et pour le salarié un nouveau travail, inintéressant qui ne correspond pas à son attente, mais qui le rendra désabusé, aigri au fil du temps. Bien souvent le choix d’adhérer à un syndicat*, si possible le plus représentatif de l’entreprise, intervient, à moins que cela fut fait précédemment.
Dans l’échelle du temps, cela prend entre une et trois années…le salarié a des projets, des idées, il peut oser la liberté d’entreprendre, un autre en fin de carrière ferait parti de départ anticipé : le pré retraité. Pour beaucoup de salarié, c’est un point de non retour, alors il se trouve confronté à la rupture de leur contrat de travail. Selon le statut, l’ancienneté et,  la convention collective auquel il appartient, il touche le solde de tout compte, moyennant dans certain cas un petit pactole (nonobstant la participation, l’intéressement à postériori, s’il y a lieu).
L’entreprise est dégagée partiellement et l’Etat prend le relais. Selon la négociation précédente, l’intéressé s’inscrit à l’Assedic et à L’ANPE (pour retrouver d’ailleurs toujours le même boulot qui n’a parfois plus cours). Psychologiquement la situation n’est pas géniale, c’est une rupture. Financièrement et pendant un laps de temps assez court, l’ex salarié perçoit en plus de son enveloppe de départ, une allocation qui celle-ci suite à de moindre cotisation sociale se trouve plus conséquente que son salaire lorsqu’il travaillait. Les mois passent et les aides diminuent. Une année passée voire davantage (selon Convention Collective). La suite des indemnités est reprise par le RMI dans la mesure ou la personne n’a pas retrouvé de travail.
L’ANPE aura t-elle fait son boulot ? L’intéressé aura t-il cherché de l’emploi ? Ici n’est pas le sujet, afin d’éviter toute polémique. La gestion de cet état de fait, même si elle n’est pas réjouissante, voire non voulue, il n’en n’est pas moins vrai que des aides sont bien là, même substantielles en fin de cycle. Les questions pourraient être plutôt : Pourquoi l’entreprise (aidée de l’Etat, s’il le faut) n’aurait pas obligé son salarié à le réinsérer dans la vie active, moyennant une formation évolutive. Cela par rapport à la durée que peut représenter la perte de rentabilité à l’entreprise pour un salarié qui ne fait plus qu’acte de présence, ainsi que la perte pour les contribuables que nous sommes à aider une personne pendant ce temps de chômage…tant mal approprié que déshonorant pour la dite personne. Si ANPE, pourquoi alors ne pas suivre, encadrer cet ancien salarié jusqu’au moment ou un travail se présente à lui, avec tout le respect que nous devons lui donner ? Cela sans rétribution automatique, mais un crédit accordé jusqu’à l’étape d’une embauche providentielle. Que nôtre nouvelle société ne parle plus d’assistance, pire d’assistanat, que nôtre mentalité puisse un jour changer. Il est toujours plus facile pour l’Etat de « donner sans compter », aujourd’hui de s’endetter, que d’aider les personnes à retrouver par la liberté leur dignité afin qu’ils puissent par eux mêmes (au moins leur en donner le sentiment) retrouver le travail*.
Le conservatisme social me répondra, que bien entendu les salariés se sont battus pour avoir des droits… Soit et ce fut louable en son temps. Mais que dire des autres, les indépendants de toute horizon, des syndicats, ils s’en sont aussi crées, mais ces personnes qui ont choisi naturellement le chemin de la liberté, soit de vivre et travailler l’esprit libre, sont certes pour certains syndiqués, mais pour le fun. Pourquoi cela ? Leurs syndicats n’ont jamais été représentatifs des jacobines gouvernances d’une époque ou encore en ce jour, que les cinq dorés sont les garants d’une opposition à 3% maximum, bonjour la représentativité ! A Quand le changement, la pluralité ?

Projetons nous maintenant sur ces indépendants, qui sont-ils ?
Bien souvent ce sont des personnes qui ont choisi (à priori) de travailler librement, c’est à dire sans avoir un patron derrière eux sauf que le « Big boss » car il y a toujours quelqu’un au-dessus de vous, c’est le banquier. Ils sont chefs d’entreprise (TPE, PME/PMI … ), indépendants, artisans, agriculteurs …Tout ce joli monde n’est pas logé à la même enseigne. Eux ne perdent jamais leur travail (plutôt le travail qui pourrait les lâcher), car ils sont à même de le gérer, soit ici le sens du verbe gérer à son importance. Ne pensez pas que tous soient issus de grandes écoles, de commerce ou de gestion… Certains se sont crées par expérience, dans la durée. Encore fallait-il avoir la volonté  et aussi celle de devoir travailler de manière autonome, l’opiniâtreté de réussir, ce qui n’est pas donné à tous. D’autres seront passés par la case métier ou technologie, pas choisi toujours, ou limités de part leur parcours scolaire, voire davantage car n’aimant pas l’école (déjà un semblant de « l’être libre »).
Afin d’effectuer le parallèle, enfin la comparaison avec le cas précédent, restons dans une optique similaire générationnelle, avec nos plus jeunes de nos jours, l’évolution est tout autre. Etre son propre patron en fait rêver plus d’un, encore qu’il faille franchir le premier pas. C’est un investissement personnel passionnant, mais comme tout investissement, il a ses risques. La gestion des aléas et des risques cela s’apprend, ou plutôt est une option que l’on entame après quelques années de MBA, master de gestion…Quand par exemple un artisan se trouve en apprentissage, après normalement  trois années, il acquiert son diplôme et tant bien que mal, il se lance dans une affaire (pour les mieux lotis : entreprise familiale) ou plus généralement prendra l’expérience sur le terrain en étant lui-même un premier temps salarié. Gérer, la connaissance est minimale, alors pour les risques…
Un artisan donc à son compte. Connaître son métier, certes c’est très important, malheureusement pas suffisant, il faut aussi avoir du relationnel, monter son réseau et trouver des clients. De nos jours les clients, il n’a pas trop de mal à devoir chercher. L’artisanat (vous savez la première entreprise de France) est en chute libre et pas qu’en France, faute de formation et de reconnaissance des métiers manuels dès l’école. Le problème, le client, c’est bien mais il y en a beaucoup, et ce sont des girouettes à devis. Les artisans sont pas nombreux et les meilleurs d’entre eux très convoités. Le client devient très exigeant, car bien souvent il  s’est fait avoir préalablement avec de faux artisans (le bricoleur qui travaille au noir quand cela lui plait tout en touchant le RMI) ou avec un petit jeune débutant qui démarre avec ses rêves, sa liberté, mais ne connaît que la théorie de leur métier, car souvent pas d’expérience, de moyens, comme de référant afin de l’encadrer.
Prenons le parcours d’un artisan (a), les premières années tout se passe à merveille, le marché est bon, jeune et beau on se mari, des enfants. La femme reste à la maison pour les enfants… Les clients affluent, les devis aussi, les charges s’alourdissent et le travail devient très conséquent à tel point que le partenaire (ici la femme) se retrouve rapidement super occupée entre les devis, le téléphone, les fournisseurs, les paiements, les clients et commence les reproches de ces derniers car non respect des délais de ci de çà. L’artisan travaille, intempéries ou pas, vite harassé, éreinté et stressé. Il a tendance à surbooker car il faut payer les charges de plus en plus importantes et la trésorerie surtout est oubliée. Au final le partenaire explose, travaille incessant et non reconnu (très peu) pas rémunéré, retraite aléatoire, la vie de couple se détériore, les finances s’amenuise, une vie de famille longtemps déjà réduite. Le travail sept jour sur sept est insupportable, le divorce se précise et notre artisan (a) s’infléchit vers une spirale descendante.
Un artisan (b) qui lui gère mieux ses affaires, décide d’embaucher un compagnon car l’activité est grandissante. Ce nouvel ouvrier, il faut le rétribuer d’ou des charges supplémentaires… A terme, même conséquences que (a), soit il embauche un apprenti, qu’il faut encore trouver (qui plus est motorisé en espace rural) et surtout prendre beaucoup de temps à le former, voire de nos jours l’éduquer, ce n’est pas leur rôle et encore faut-il en avoir la pédagogie. Là aussi les conséquences sont identiques.

Les artisans (a) et (b) cités ne sont pas anodins, bien entendu cela ne concerne pas tous les artisans (par contre peut concerner d’autres indépendants), certains diront même que beaucoup réussissent et tant mieux, d’autres diront qu’ils gagnent de l’argent sur le dos des clients ! En effet ceux-là même font du black à leurs risques et périls, pire emploient des ouvriers non déclarés. D’autres auront les moyens de leurs réussites liées au renom d’une entreprise familiale de plusieurs générations, puis d’autres se rassembleront au sein d’une association afin de mutualiser les charges, les bénéfices étant partagées.
Revenons à nos artisans, que deviennent-il dans cette tourmente ?
Si cette histoire vous est narrée, ici dans un langage simple et fluide, c’est pour vous préciser que ce n’est pas un conte, ou un essai de script pour la télé, le cinéma… c’est tragiquement la vérité qui nous entoure près de chez nous. Les dites personnes  (a) et (b) existent bel et bien, ce sont des hommes (parfois des femmes) partis de leurs villages ils squattent dans les grandes villes qu’ils arpentent un coin de vos rues afin de mendier.
Des personnes valeureuses qui ont perdues toutes formes de dignité, plongées dans l’alcool, dans la solitude… Le rêve fut-il beau un jour, il s’en retrouve sans rien, sans famille, parfois même à devoir être toujours redevable de pension alimentaire envers leurs enfants qui ne peuvent en aucun cas payer…

L’égalitarisme des uns n’est pas l’égalité pour d’autres !
En France être salarié, perdre son travail, la collectivité contribue à un devoir, une entraide. Dans votre malheur, vous êtes aidé même financièrement.
Certes ce n’est pas le paradis.
En France être indépendants, perdre sa liberté, vous ôter votre métier, vous êtes nu.
Certes ce n’est pas l’enfer, encore faut-il en discuter avec eux, oseriez-vous le faire ? (Exception : les mendiants à la roulotte, jeunes punk, clochard) mais voilà personne ne s’en soucie, d’ailleurs ils ne sont même pas comptabilisés, mais le chômage baisse.
Finalement sommes nous tous égaux lors d’une perte d’emploi ?
A vous de commenter, l’essentiel n’étant pas de mettre en opposition les deux statuts, vous avez bien compris que ce n’est pas le but.  
Un esprit ouvert pour un monde de Liberté
Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste

* : correspond à de futurs articles sur ces thèmes respectifs


Seriez-vous Libéral sans le savoir?

Posté par ~Améthyste pro qui était d'humeur Passionné

 

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Prônant la LIberté, j'ai trouvé pour ce premier post, un truc marrant, oh pas un sondage vraiment, tout au plus orienté, mais un questionnaire quelque peu fun, car on sent bien que l'objectif est de réveiller le libéral qui serait en nous, voire son contraire; mais aussi faire ressortir des thèmes profond que l'on occulte souvent, peut-être par idéologie. Bon alors, au mouvement, soyez pas déçu du résultat, parfois surprenant,et puis vous avez votre diplôme...Moi j'ai eu soit 12, soit 18. Laissez vos commentaires, puisque ce blog se nomme précisement : Critique Constructive, l'Améthyste (la transparence, cristallin non?) Bon allez cliquez ci-dessous sur l'image et garder l'esprit Libre !

fleur

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